Passés les premiers temps de réactions, de mise en œuvre de la solidarité, de réponses inventives aux besoins des habitués de nos centres sociaux, de propositions innovantes pour créer un centre social « à domicile »…. d’un FAIRE bien utile et bien solidaire….

Qu’en est-il ?

 

Les remerciements ne seront jamais suffisants envers tous les soignants, tous ceux qui veillent et œuvrent pour préserver le bien-être matériel, quotidien, de tous et de chacun, et tous ceux qui protègent et continuent d’entretenir ce « lien social » si important pour nombre de personnes… et vous en faites partie.

 

A ce stade de cette séquence de confinement qui va encore durer, sans doute percevez-vous des signes de fatigue, d’incompréhension, voire de colère…. chez ceux que vous contactez et peut être aussi parmi vous…..

 

Comment ne pas se sentir étouffé, brimé, inquiet ? C’est bien légitime…..

 

Mais on ne lâche rien…

 

Comme l’a si bien exprimé l’un des directeurs…. en chantant….

 

Alors, qu’en est- il ?

 

Maintenant que le « faire » est mis en place…. même s’il nécessite quelques réajustements çà et là….

 

il nous revient de commencer à repérer, à anticiper, à rassembler les difficultés qui touchent et vont toucher un grand nombre de personnes autour de nous et principalement parmi les habitués et fidèles des centres sociaux. Elles sont et seront d’ordre social, économique, psychologique…..

 

De jour en jour, nous voyons la fracture sociale s’élargir entre ceux qui doivent vivre dans des conditions plus que limites … ceux qui développent une solidarité presque infinie…. et ceux qui en toute indécence entretiennent un individualisme outrageant…

 

Quelle démarche aurons-nous pour respecter et faire respecter une de nos valeurs : la solidarité à l’échelle des centres sociaux et aussi à celle de la collectivité élargie ?

 

De jour en jour, les privations de libertés deviennent pesantes, même si elles peuvent être nécessaires….et des questions se posent sur les limites actuelles et à venir de ces réductions de liberté.

 

Quelle démarche aurons-nous pour rappeler nos valeurs fondamentales de liberté et de respect de la dignité de chacun, où que nous soyons et qui que nous sommes?

 

De jour en jour, les outils numériques se substituent aux contacts directs ….pour la bonne cause… et elles nous sont bien utiles actuellement pour maintenir le lien….

 

La tentation et l’incitation seront grandes pour les multiplier à l’avenir par souci soi-disant d’économie de temps …donc d’argent…, au détriment du contact physique…

 

N’est-ce pas de cela dont souffrent la plupart de nos concitoyens ? De ce contact physique, de cette proximité qui rassurent et donnent à « exister »….à être quelqu’un pour quelqu’un….

 

Quelle démarche aurons-nous pour remettre en place cette « reconnaissance de l’autre ….vitale pour tous » et sous quelle forme ?

 

Pendant cette crise où la santé des hommes semble prévaloir sur tout autre investissement, il est dit de partout que « l’après ne sera pas comme avant »….

 

Phrase déjà exprimée lors de crises précédentes et dont la démonstration n’a pas été probante jusqu’alors…. tant l’économique a repris le dessus.

 

Bien sûr, le système économique a toute sa place dans la réalisation des projets et dans le mieux-être de l’humanité…. à condition qu’il soit « au service des hommes » et pas l’inverse. Et les centres sociaux connaissent bien cette quête de financements pour la réalisation de leurs projets…

 

Les centres sociaux , avec la Fédération, nous aurons à crier encore plus fort ce que nous essayons de réaliser dans les centres sociaux, à savoir que des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, peuvent vivre ensemble et construire collectivement des projets pour eux et pour le quartier.

 

Le Pouvoir d’Agir des Habitants, la parole des habitants ont plus que jamais à s’exprimer dans la poursuite des solidarités qui existaient et qui se sont amplifiées par ce temps de crise… et aussi pour faire valoir ce désir d’exister et cette capacité à réfléchir et faire ensemble… pour mieux vivre ensemble.

 

A l’instar de ce qu’a écrit Claudie MILLER, présidente de la FCSF, prouvons davantage encore, à tous que les centres sociaux sont bien « des acteurs majeurs de lien social et d’actions collectives »… pas seulement pour proposer de l’occupationnel, et permettre « la paix sociale « comme certains se plaisent à dire….

 

Des stimulateurs de projets construits avec et par les habitants pour un maillage solidaire et une vie démocratique de nos quartiers dans le respect de nos valeurs fondamentales de reconnaissance de l’Humain.

 

On ne lâche rien….

 

Monique DENOYELLE
Présidente

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